lundi 30 janvier 2012

Septieme Ciel

En caressant ta peau

Au soleil de l’amour

Un parfum boisé

Déchaine ma passion

İncontrôlable dans mon cœur.

Kamikaze du bonheur

Au-delà des rêves

Risque démesuré

Sous tes ailes menacées

İmmense douceur

Survolons le monde

Libres comme Icare.

Enivrante sensualité

Y perdrons-nous la vie ?


dimanche 11 décembre 2011

Un Regard


Un regard de toi, je m’abandonne.

Main dans la main un torrent d’amour m’envahit.

Voyage à deux sur le chemin de la vie

Nos cœurs enlacés gagnent le paradis.



Ton regard sur ses hanches ondulées,

L’ivoire de sa chair, chavirent ton cœur.

Tu rejoins la belle sur la route, au hasard,

Tes yeux s’illuminent de rêves insensés.



Un regard loin de moi, ma main tu as lâché.

L’amour se meurt et la vie s’est arrêtée.

La nuit étend son voile, il n’y a plus d’étoile,

Loin de tes bras, l’hiver dans mon cœur est entré.



Un regard dans le miroir révèle le temps passé,

Rapides années m’arrachent à tes jours.

Je pleure les vaines promesses et les souvenirs.

Les mots hurlés ne comblent pas ton silence.



Un regard sur ce bouquet de mes larmes arrosé

Te rappellera que l’on s’est tant aimé.

Une fleur s’est fanée, le dos courbé je partirai

Mon cœur a trop d’amour, je ne peux t’oublier.


mercredi 30 novembre 2011

Champs-Elysées


Le train ralentit, longe de vieux immeubles gris et ballote de droite et de gauche les passagers durant de longues minutes pour stopper finalement au bout d’un quai de la gare d’Austerlitz. Une voix impersonnelle annonce la fin du voyage et attise mon impatience de revoir la Tour Eiffel, Notre-Dame, Montmartre et tous les autres magnifiques monuments qui font de Paris une ville inconnue ou trop connue peut-être.

Le va-et-vient des taxis m’accueille en ce matin frileux et au loin le tumulte sourd de la ville résonne. Dehors, dans les bars, les garçons de café s’affairent en portant leur plateau, perpétuel déséquilibre, d’où s’échappent les effluves des boissons chaudes qui réconfortent les voyageurs et les noctambules, papillons de nuit, qui rentrent du travail en frissonnant de fatigue.

Bousculée par des fantômes vivants, pressés de rattraper leur retard, je file d’un pas vif le long des rues pour admirer mes Champs-Élysées qui m’offrent un spectacle grandiose de l’Étoile à la Concorde et me procurent à chacune de mes visites une émotion enivrante.

Le cœur battant, je les retrouve majestueux avec ses arbres alignés, givrés par le froid et décorés de colliers multicolores, préparation aux fêtes de fin d’année.

Je m’approprie mon avenue fascinée par le trafic incessant de voitures, serpent rayé d’or et de feu qui ondule, rampe et s’enroule autour de l’Arc de triomphe, tordant ses anneaux pour disparaitre dans un nuage de poussière sombre.

Puis, mes pas glissés dans ces sillons éphémères, laissant un peu de magie venue du bout du monde, me conduisent vers d’élégants immeubles aux façades ornées de sculptures. Ces témoignages d’une époque révolue contrastent avec une vitrine qui reflète mon visage émerveillé par ces chefs-d’œuvre esthétiques qui me sont inaccessibles.

La vague déferlante de promeneurs cosmopolites, insouciants, à la recherche du légendaire restaurant Le Fouquet’s, inonde les larges trottoirs où cohabitent les magasins de luxe, les halls d’exposition de grandes marques de voitures et les cinémas devant lesquels se forment des files d’attente interminables.

Une émotion me submerge en voyant soudain une bouche de métro vomir son flot de touristes, impatients de filmer une scène de cette comédie de mœurs présentée dans un écrin sonore. Tandis qu’indifférentes à cette agitation, les terrasses des bistrots accueillent les amoureux pour jouir d’un moment de bonheur et les incitent à observer le ballet des piétons à la fois semblables et si différents.

Le cœur léger je poursuis mon chemin vers la place Clemenceau, ponctué de rencontres furtives, de souvenirs d’enfance, de face à face avec des badauds attroupés qui s’amusent des clowneries d’un mime persuadé de devenir un jour un artiste célèbre.

Soudain, un joyeux groupe de jeunes gens lâche des ballons multicolores qui s’élèvent en frôlant les arbres et les murs pour disparaitre au-dessus des toits, invitation inattendue à une folle odyssée.

Les fontaines monumentales de la place de la Concorde, entourées de touristes, harnachés d’appareils-photos et avides d’immortaliser un tableau naturel, pleurent des rubans de dentelle blanche, bouquets de glace déposés là par les caprices du ciel.
Champs-Élysées, le temps passé avec toi me procure une sensation palpable de liberté et je ferme les yeux pour mieux goûter à cette félicité, cette ivresse qui ne dure qu’un instant. Tu m’as envoutée et ton nom laisse dans mon cœur une empreinte indélébile

mercredi 22 juin 2011

Amie

J'ai vu notre groupe d'amis,
Groupe d'espoirs et de joies,
Soleil et mer appellent.

J'ai vu des gerbes d'eau,
Des poissons et des plongeons,
Des rires et la peur d'un regard.

J'ai vu simplement un corps,
Cette fille si belle sans vie,
Ses cheveux noirs devenus algues.

J'ai vu ces hommes lutter
Dans l'effort et la rage de vaincre,
Mais notre amie doucement est partie.

J'ai vu notre groupe d'amis,
Groupe de désespoirs et de peines ,
Soleil et mer l'emportent.

( Ce poême a été primé)

mercredi 2 février 2011

La Mer

Vague verte, vague bleue
Chante dans mes cheveux.
La mouette survole le bateau.
Le ciel est pur,
La pêche est bonne.

Vague d’argent, vague d’or
Caresse mon visage.
Le soleil lance ses rayons.
Le sable est chaud,
Le bain propice.

Vague féroce, vague cruelle
La tempête fait rage,
Sans pitié frappe la mort
Le bateau coule,
La mouette piaille.

Vague noire, vague grise.
Hurle le vent sur le rivage.
Le ciel noir se confond
Des enfants pleurent,
Le poisson est impur.